Accouchement à domicile et ses risques

Si l’accouchement à domicile était la norme autrefois, il est devenu anecdotique et rare, au profit de lieux médicalisés comme les hôpitaux ou les cliniques.

Avec le maternage, de plus de plus de mamans cherchent à développer un projet de naissance plus naturel et moins aseptisé.

Accoucher à la maison peut sembler une évidence. Néanmoins, de plus de plus de sages-femmes refusent d’accompagner les mamans à domicile, faute d’assurance.

Testées dans de nombreux pays, les maisons de naissance commencent à s’implanter en France, à titre expérimental. Sans hospitalisation, les mamans sans pathologie particulière peuvent accoucher et retourner à leur domicile, moins de 24 heures après la naissance.

L’accouchement à domicile, une pratique menacée

Aujourd’hui, même si elles sont largement minoritaires, de plus de plus de femmes aimeraient accoucher à la maison ou du moins, avoir le choix entre clinique et domicile. On dénombre peu d’accouchements à domicile : une soixantaine par an.

Pourquoi ce type d’accouchement risque-t-il de disparaître ? Le problème est une question d’assurance des professionnels de santé, en l’occurrence, les sages-femmes libérales. Leur salaire moyen annuel est de 25 000 euros.

Pour pratiquer un accouchement à domicile, elles doivent souscrire une assurance professionnelle qui coûte aux alentours de 22 000 euros par an. En raison du coût exorbitant, l’accouchement à domicile est voué à disparaître.

Sans assurance, l’accouchement à domicile est une pratique illégale. Les sages-femmes encourent des sanctions prononcées par le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, qui peuvent aller de l’interdiction temporaire de pratiquer la profession, à la radiation.

De plus, la sage-femme peut être confrontée à un vrai dilemme. Les parents peuvent lui demander de participer à leur projet de naissance à la maison. Toutefois, elle ne peut leur demander aucune décharge écrite en cas de problème.

Elle risque donc des sanctions civiles et pénales, si les parents se retournent contre la sage-femme suite à l’accouchement. Il est vrai que sans plateau technique, les plus grands risques lors de la naissance, comme la mort de la mère suite à une hémorragie ou le décès du nouveau-né.

Paradoxalement, la pratique de l’accouchement à domicile est un peu “hypocrite”. Pourquoi ? Cette dernière est tolérée par l’assurance maladie. La sage-femme peut donc facturer ses honoraires, établir une feuille de soins et la patiente se fait rembourser par l’assurance maladie.

Vers la création d’une alternative avec les maisons de naissance

Les maisons de naissance sont au stade expérimental en France. Leur but est d’accueillir les femmes dans un univers plus familier que l’hôpital.

La femme enceinte est suivie tout au long de sa grossesse, par une ou deux sages-femmes avec lesquelles elle peut tisser des liens. Elle peut avoir ses consultations de suivi de grossesse et ses cours de préparation à l’accouchement.

Toutefois, conformément à la législation en vigueur, les sages-femmes des maisons de naissance ne peuvent pratiquer des accouchements, en ce lieu. Bon nombre de personnes se posent la question de l’intérêt de ce type de structure. Les parents y recherchent une grossesse moins médicalisée.

Les patientes souhaitent jouer un rôle lors de la naissance de leur bébé, à l’heure où la médecine les rend de plus en plus passives au moment de l’accouchement.

La création des maisons de naissance à venir annonce un changement, grâce à une sorte de parade : placée à côté d’une maternité, avec un plateau technique, la maison de naissance pourrait pratiquer des accouchements, où les femmes pourraient bénéficier d’un retour rapide à domicile.

2 réflexions au sujet de « Accouchement à domicile et ses risques »

  1. Bonjour, effectivement, pour avoir eu 3 enfants, c’est difficile d’accoucher de manière naturelle. Ce n’était pas un projet de naissance, j’ai juste toujours eu peur de la péridurale. Heureusement, mes loulous y ont mis du leur et tout s’ est passé rapidement à chaque fois. Mais, pour le 1er, j’étais clouée sur un lit, avec interdiction de me lever. Pour la 3e, je n’en ai fait qu’à ma tête, marchant dans la chambre d’accueil et refusant de quitter la maternité quand la sage – femme avait décrété que, puisque je me levais et n’étais pas sous péridurale, je n’étais pas prête à accoucher! Sage – femme contrariée 1h après par le premier cri de ma Louloute…. Accouchez donc comme vous le sentez, le progrès nous offre une certaine sécurité, quand on l’utilise correctement, mais nous ne sommes pas obligées de le laisser accoucher à notre place, chacune peut “doser” ses sensations, en fonction de ses envies et de sa résistance.

  2. Cette méthode m’a toujours intéressé, mais je n’ai pas osé opter pour cette dernière à cause du risque encouru 🙁

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *