Les cauchemars de bébé

Le sommeil de bébé, à partir des six mois, est généralement un long fleuve tranquille. L’enfant ne se réveille plus la nuit pour téter ou pour avoir un biberon. A partir de six mois, il n’a plus besoin physiologiquement de se réveiller la nuit, pour boire. L’enfant traverse alors des phases de sommeil paisible.

Toutefois, en fonction de son âge, l’enfant peut faire des cauchemars. Ils surviennent lors de la dernière phase de sommeil, dit paradoxal.

Savoir rassurer son enfant

Les cauchemars peuvent arriver lors d’évènements importants pour l’enfant : arrivée d’un autre bébé, un déménagement, l’adaptation chez l’assistante maternelle ou à la crèche, les premiers pas ou mots… Les parents pensent que l’enfant appréhende bien toutes ces nouveautés et s’adapte facilement.

C’est donc durant le sommeil que l’enfant consolide ses apprentissages difficiles pour son âge, notamment la séparation, l’autorité, la peur et la frustration.

Pourtant, les cauchemars expriment bien l’angoisse de bébé. Ils sont nécessaires, pour que l’enfant apprenne à canaliser ses émotions.

L’enfant doit sentir la présence des parents, pour être rassuré. Un des deux parents doit donc se lever pour lui caresser le visage, lui tenir la main, lui chuchoter des paroles rassurantes ou lui chanter une berceuse, avec une faible lumière. N’hésitez pas à lui laisser la veilleuse toute la nuit, pour l’aider à retrouver ses repères, s’il se réveille en pleine nuit.

Le lendemain, incitez l’enfant à s’exprimer sur son cauchemar, en le racontant ou en le dessinant. S’il a peur du noir (ce qui est très fréquent chez les petits) et des monstres, ces dessins exprimeront son angoisse. Vous pourrez constituer une armée de doudous, prêts à le défendre en cas d’attaque. Vous pouvez aussi lui montrer qu’il n’y a aucun monstre reclus sous son lit ou son armoire.

Les terreurs nocturnes de l’enfant

Les terreurs nocturnes d’un enfant sont nettement plus impressionnantes, qu’un cauchemar. Elles apparaissent entre les quatre et huit ans de l’enfant. Ce dernier parle, hurle, se lève… pendant son sommeil. Apeuré, il s’exprime et peut même avoir les yeux ouverts. Le lendemain matin, il n’aura aucun souvenir de son épisode nocturne.

Il est nécessaire d’accompagner son enfant, lorsqu’il est en proie à des terreurs nocturnes. Un contact physique rassure l’enfant. Il faut donc le reconduire dans son lit et le recoucher, avec douceur.

Des paroles rassurantes sont nécessaires, à voix basse, pour lui dire qu’il est l’heure de dormir et que ses parents sont tout près de sa chambre. Prenez garde à ne pas le réveiller : un réveil brutal sera source de trouble, car les terreurs nocturnes se déroulent en phase de sommeil profond.

Les terreurs nocturnes peuvent être passagères. Si elles deviennent récurrentes, les parents doivent s’interroger sur les raisons éventuelles des terreurs nocturnes.

Elles peuvent être de différentes natures : suite à un évènement traumatisant comme un accident de voiture, le décès d’un membre de la famille…

Elles peuvent révéler des problèmes dans le milieu scolaire, comme un rejet social ou un début de phobie scolaire. Les terreurs nocturnes ne sont pas alarmantes et disparaissent, au fur à mesure que l’enfant gagne en maturité.

Néanmoins, si vous sentez que les cauchemars ou terreurs nocturnes perturbent grandement votre enfant, une consultation chez un psychologue peut être un moyen pour l’aider à se libérer de ses peurs. Nul besoin d’une longue thérapie chez un enfant ! Quelques séances suffisent pour voir des résultats.

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