Les maux suite à l’accouchement

L’accouchement est bien connu pour être un tremblement de terre pour le corps de la femme. On passe de longs mois à couver bébé, en essayant de se préserver.

Lors de l’accouchement, la femme doit faire des efforts surhumains, dans la douleur mais aussi dans la joie. Cela laisse des traces au corps.

Les sage-femmes disent bien qu’on “fait un bébé” en neuf mois et qu’il faut au moins, autant de temps voire un an pour s’en remettre.

Réparer le corps suite à l’accouchement

La jeune maman peut se retrouver dans un état de fatigue générale, pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, il est très fréquent que les bébés confondent le jour et la nuit. Toute la journée, la maman s’active (courses, ménage, télé-travail pour certaines…) et s’ennuie, tandis que bébé dort comme un ange.

La nuit, tout s’inverse : bébé pleure, réclame à manger… et vous ne pensez qu’à une chose : dormir. Les enfants confondent souvent le jour et la nuit le premier mois, puis ce mode de vie cesse.

Les réveils nocturnes sont normaux aux premiers mois de l’enfant. Néanmoins, il reste épuisant pour la jeune maman, le sommeil étant réparateur. Si votre enfant est au biberon, il est possible de partager les levers nocturnes, avec le papa. En cas d’allaitement exclusif, la maman se lève systématiquement et donne une tétée. A partir de trois mois, il est important de ne pas répondre de manière automatique aux pleurs, en donnant le sein. Une caresse sur le front, un doudou, une tétine, peuvent être d’excellentes alternatives aux tétées de nuit.

Les saignements peuvent aussi être source de grande fatigue. Suite à l’accouchement, ils durent environ un mois. Si les saignements sont très abondants, ils peuvent entraîner une carence en fer et une anémie. Pour booster sa forme, il est possible de demander à votre médecin traitant, de vous prescrire des compléments alimentaires, compatibles avec l’allaitement.

De plus, pour les mamans qui n’allaitent pas, le retour de couches peut être tôt, dès six semaines, après la naissance de bébé, ce qui entraîne une fatigue supplémentaire.

L’accouchement peut avoir de fortes répercussions sur le transit intestinal ou le système urinaire. Il est fréquent, même si cela est passé sous silence, que des femmes soient en proie à des fuites urinaires. L’incontinence est difficile à vivre pour les jeunes mamans, qui n’ont plus de sensations de contrôle.

La seule solution est la rééducation périnéale avec la kinésithérapeute ou la sage-femme, qui a pour objectif de redonner au périnée sa tonicité musculaire initiale. Le renforcement du périnée est nécessaire pour retrouver la sensation de contrôle.

La rééducation périnéale précède toujours la rééducation abdominale. Il est déconseillé de faire des abdominaux et de porter des charges lourdes. Les sage-femmes disent que faire des abdos sans rééducation périnéale, est comparable à construire une maison sur du sable. La tonicité du périnée sert de base à la manière de fondations, pour les abdos.

Les jeunes mamans sont souvent en proie à la constipation, ce qui entraîne des hémorroïdes. Certaines femmes ont ces désagréments très douloureux, durant leur grossesse. Il est impératif de prendre des véinotoniques pour activer la circulation veineuse, ainsi que des crèmes locales pour soulager la douleur.

L’allaitement est un vrai bonheur à partager avec bébé. Toutefois, la montée de lait est un moment assez désagréable et inconfortable, après l’accouchement. Les seins ne produisent, non plus le colostrum (liquide jaunâtre épais), mais du lait maternel.

Si la montée de lait est très importante et / ou que l’enfant ne tète pas assez, la jeune maman peut être victime d’engorgement. La poitrine est très volumineuse et très douloureuse. La solution immédiate est de tirer son lait à la main ou avec un tire-lait manuel ou électrique, pour soulager.

Apprivoiser un corps transformé, suite à l’accouchement

La femme passe d’un corps plein et rond à une silhouette “vide” et déformée. La semaine de l’accouchement, la jeune maman perd environ 6 à 7 kg, entre le poids de l’enfant et toute l’eau qu’elle évacue. Toutefois, il faut du temps pour retrouver une silhouette harmonieuse. Le ventre reste proéminent durant un certain temps. C’est pourquoi, beaucoup de femmes ne se reconnaissent plus, entre une forte poitrine liée à l’allaitement et un ventre marqué.

Il est important de laisser la nature faire les choses. Le corps reprend ses marques petit à petit. Vous pouvez faire des sports doux, suite à l’arrivée de bébé : la marche et la natation aident à retrouver de la tonicité musculaire.

Enfin, le baby blues est un phénomène qui touche un grand nombre de femmes, durant la semaine qui suit l’accouchement. La brusque chute des hormones entraîne une déprime, qui se mêle à la crainte de ne pas être à la hauteur et un sentiment d’être affaiblie physiquement. Le baby blues n’a rien à voir avec l’enfant : on peut avoir désiré son enfant de toutes ses forces et avoir un baby blues. Le fait de quitter la maternité et de retrouver ses repères chez soi est bénéfique pour un grand nombre de mamans.

Le baby blues n’est pas à prendre à la légère, s’il persiste. Il peut se transformer en dépression post-partum plus sévère. La jeune mère se sent en échec et isolée, ne supporte plus les pleurs de son enfant… Un suivi médical est indispensable, pour traiter cette pathologie.

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