Le spasme du sanglot chez bébé

Le spasme du sanglot touche moins de 5% des enfants, qui sont généralement des petits garçons de 6 mois à 4 ans. Il arrive toujours dans un contexte particulier, suite à une grosse colère, une frustration ou une punition.

La dimension psychologique est essentielle. Le nourrisson en proie au spasme du sanglot vit dans un climat familial d’angoisse, dont l’hypothèse caractéristique est que la mère a peur de ne pas être à la hauteur, mais elle peut être autre. Le spasme du sanglot peut être un signe d’alerte de troubles neurologiques ou d’épilepsie.

Détecter les signes du spasme du sanglot

Il existe de 2 types de spasmes du sanglot : la crise blanche et la crise bleue. Différentes, elles ont un point commun : la perte de connaissance de l’enfant.

En cas de crise blanche, la perte de conscience est immédiate. L’enfant s’écroule à terre, avec un teint blanc. Aussi subitement qu’il a fait une syncope, il revient à lui et peut reprendre son activité, comme si de rien n’était.

La crise bleue est nettement plus impressionnante. L’enfant devient bleu dans le sens où il arrête de respirer et reste en apnée. Ses yeux se révulsent et il ne respire plus. Les parents comparent souvent cela à une scène d’étouffement. Peu à peu, l’enfant reprend sa couleur normale et se réveille.

Y a-t-il un profil type d’enfants ? Oui, le spasme du sanglot touche plus les enfants hyperactifs.

Peut-on éviter une crise ? Non, il n’est pas possible d’éviter une crise dans le sens où c’est l’enfant qui la provoque, suite à une colère ou une vive émotion.

Que faire au cours d’une crise ?

Ne paniquez pas même si c’est impressionnant ! Restez auprès de l’enfant et placez-le en position latérale de sécurité (PLS) que vous pouvez retrouver sur l’article Les gestes qui sauvent bébé.

Même si c’est difficile, lorsque que l’enfant sort de sa crise, faites comme si rien ne s’était produit. Pourquoi ? Si vous êtes affolée et que vous avez peur qu’une nouvelle crise revienne, vous allez chercher éviter la moindre contrariété ou frustration à l’enfant, ce qui peut le rendre tyrannique.

Montrez que c’est bien vous l’adulte. Parlez-lui d’une voix ferme et rassurante et regardez-le droit dans les yeux.

Faut-il aller un psychologue ? Il est conseillé de consulter un pédopsychiatre ou un psychologue, pour faire le point et connaître les origines de la crise. Ils ont souvent un rôle de soutien auprès des parents qui culpabilisent. Le but est de rassurer l’enfant et conforter les parents dans leur fonction d’éducation, car ces derniers ont souvent peur de dire non, suite à une crise.

Consultez le médecin suite à la première crise afin de voir si ce ne sont pas les prémices de l’épilepsie. La crise d’épilepsie chez le nourrisson est moins violente et ne s’accompagne pas forcément de perte de connaissance, comme le spasme du sanglot. Toutefois, l’enfant peut avoir des secousses au niveau d’un membre, de la moitié du corps et le regard peut être figé.

 

 

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