Grossesse et dépression, les remèdes

Depression et grossesse

L’annonce d’une grossesse est souvent une explosion de joie, mais peut entraîner de tels bouleversements, dans la vie de certaines femmes, qu’il n’est pas possible d’être heureuse. Le rejet de la famille, une rupture avec le papa, un décès proche ou la peur de perdre l’enfant peuvent faire plonger dans une dépression. Il ne faut en aucun cas, rester dans cet état.

La dépression peut s’aggraver à la naissance, le phénomène du baby blues, auquel tant de femmes sont en proie. Avec un peu de patience et du dialogue, il est possible d’arrêter de broyer du noir et de réussir à dépasser ce mauvais moment.

Agir contre une dépression durant la grossesse

La grossesse est un moment tellement attendu dans la vie des femmes, qu’il est idéalisé à outrance et reconnu comme un état de grâce. Pourtant, il est fréquent que la grossesse soit complexe, au point de s’interroger sur le fait qu’il faille garder le bébé ou pas.

A posteriori, les mères ont un sentiment de culpabilité immense envers l’enfant, d’avoir pu imaginer une seule seconde, mettre un terme à la grossesse. Cette interrogation est légitime et demande du recul. Il faut changer de regard vis-à-vis de cette question épineuse.

En tant que future mère, il est normal de regarder toutes les possibilités qui s’ouvraient à soi, pour accueillir ou non l’enfant. Cette interrogation est au contraire, une preuve de maturité, de courage et de réalisme. Il faut donc poursuivre sa grossesse sans culpabilité.

Le fait d’avoir fait des fausses couches peut créer une peur, voire une psychose lors d’une grossesse. La femme peut s’isoler, ne plus vouloir sortir, bouger, de crainte de perdre l’enfant. La fausse couche est un deuil difficile à surmonter, qui fait culpabiliser les femmes. Elles se posent toutes les mêmes questions. Suis-je responsable ? Ai-je fait quelque chose qui a pu nuire à l’enfant et interrompre la grossesse ?

La fausse couche est un accident. Sauf grossesse qualifiée à risque par le corps médical, il n’y a aucune raison de ne pas mener une vie normale, notamment au premier trimestre.

La dépression a une résonance sur le corps dans sa globalité, et notamment sur l’enfant. Pour cela, il faut comprendre les causes du mal-être. Une consultation chez son médecin traitant est nécessaire. Ce dernier peut orienter vers un médecin psychiatre, qui pourra établir un dialogue et aider à traverser la grossesse. De plus, il saura quel médicament anti dépresseur ou anxiolytique, compatible avec l’état, prescrire.

La dépression ne doit pas être négligée durant la grossesse, car elle augmente de manière exponentielle, le risque de dépression post-partum sévère.

Surmonter une dépression post-partum

Suite à l’accouchement, on devrait être la maman la plus heureuse au monde et sentir son cœur déborder d’amour. Pourtant, cela peut être bien plus complexe qu’il n’y paraît. La naissance de l’enfant est comparable à un séisme pour le corps, qui peut entrainer un sentiment de vague à l’âme, de tristesse, voire de déception, après 9 mois d’attente passés sur un nuage.
Aujourd’hui, près de 70% de femmes sont touchés par le baby blues, d’autant dire que ce phénomène est loin d’être isolé. Avec l’accouchement, le taux hormonal chute, entrainant une baisse de moral et même une dépression transitoire. Inutile de culpabiliser !

Le baby blues laisse les mamans en proie à des sentiments contradictoires : votre enfant ressemble plus au papa, il pleure en permanence, l’allaitement est difficile à mettre en place et n’est pas aussi naturel, qu’on nous laisse entendre…

Bien qu’il soit difficile de lutter contre le baby blues, il existe des astuces pour prendre soin de bébé et de soi :

  • Prendre le temps de connaître bébé. Si la première rencontre avec l’enfant n’est pas une effusion de joie et de larmes, l’amour peut se construire petit à petit, pour se découvrir.
  • N’écouter que son intuition. Bon nombre de mères parlent d’instinct maternel et elles ont raison. Il faut prendre confiance en soi et faire ce qu’il y a de mieux pour le nouveau duo que vous formez avec bébé.
  • Développer le peau à peau. Technique largement reconnue, le peau à peau est un moment de complicité, qui aide la maman à appréhender son nouveau rôle.
  • Etre fière de son corps. Déformé, il est souvent mal aimé, suite à l’accouchement. Pourtant, c’est bien grâce à lui, que vous avez donné naissance à un bébé. Laissez-vous du temps pour retrouver vos formes d’origine.
  • N’accepter que les visites qui vous font plaisir. Le repos est le meilleur des remèdes contre la dépression post-partum.

Une réflexion sur « Grossesse et dépression, les remèdes »

  1. Une amie a traversé une dépression durant sa grossesse et il est évident que ce n’est pas facile de remonter la pente. Elle avait trouvé une planche de salut en faisant, entre autres, du yoga.

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